Usage et urbanité

Qualité de ce qui est de la ville ; manières dans lesquelles entrent beaucoup d’affabilité naturelle et d’usage du monde

Urbanité Oresme, Éthiques, éd. A. D. Menut


De la formation Migrantour
Houlaïmatou, passeuse de cultures, Fontenay sous Bois
Les étudiants ne m’ont pas vu comme une réfugiée. Ils m’ont vu comme une personne comme eux. Ils étaient là, ils étaient attentifs, ils m’écoutaient. Personne ne me regardait par pitié. On me voyait comme je voulais qu’on me voit : comme une personne qui est là, qui veut aussi proposer quelque chose. Ça m’a plus et ça m’a permis de continuer les cours.
Les professeurs, quand on arrive pas à comprendre, ils sont là, ils acceptent de répondre à nos questions, ils étaient compréhensifs. Je vais appeler tout le monde à participer à ce projet car ça permet d’avoir de nouvelles connaissances que ce soit côté humain que ce soit côté scientifique.
J’ai aimé les cours, j’ai aimé les rencontres, j’ai aimé les contacts, les visites qu’on est en train de faire, j’aime toujours être sur le terrain avec les étudiants, avec les médiateurs, avec les visiteurs, c’est quelque chose que j’adore.

Si loin et si proche
Blandine, visiteuse, Ville cosmopolitique
La promenade commence avec Véronique et Krotoume à la BNF et sans que nous sachions comment, nous les suivons dans les bibliothèques de leur pays respectif. Elles nous font passer un pont et avec fierté, pointent du doigt les belles curiosités de la ville et nous racontent leurs rêves quand elles ne connaissaient pas encore Paris. Et le voyage continue parmi “Les enfants du monde” et leur histoire puis se poursuit avec des idées de films, de la musique,  un intérêt grandissant, des confidences (le souvenir des canards Donald et Daisy de l’une des deux), des légendes de reines ou de rois, des affinités se font, chacun a une anecdote a raconté ; soudain le parc d’Abidjan apparaît dans notre imaginaire, des villes, des paysages…
C’est un beau voyage si loin et pourtant si proche que je recommande vivement à chacun.

 

Un instrument patrimonial

Georges, passeur de cultures

Bastina est un instrument patrimonial à protéger.
Non seulement, cette agence valorise l’imaginaire du tourisme mais elle est un passage pour la formation de beaucoup en tant que médiateur ou passeur de cultures.
 Je suis l’un des bénéficiaires et je remercie toute l’équipe de l’Université Paris Descartes ainsi que de l’Inalco pour toute cette opportunité. Je reste attaché au projet, malgré ma situation actuelle. Je compte toujours y revenir dès que le temps le permettra pour parachever notre œuvre.

L’ enquête de terrain
Pia, étudiante Paris Descartes

Participer au projet de balades urbaines a été une expérience enrichissante tant sur un plan personnel que professionnel. En effet, chaque étape de la construction du circuit nous a permis d’affiner nos connaissances, de les lier et de les mettre en pratique. De plus, les questionnement, les échanges et parfois même les difficultés rencontrées sur le terrain nous ont poussé à nous dépasser et à définir, par les choix opérés, notre propre pratique.
Enfin, les rencontres réalisées avec les différents membres du projet ainsi que les enseignants, nous ont conduites à nous ouvrir à d’autres horizons.

Immigration italienne

Michel, touriste, La Courneuve
Passeur de cultures passionné et passionnant, habitants recevant chaleureusement. Le patrimoine n’est pas qu’architectural, la richesse est aussi humaine : un pizzaiolo italien, d’anciens maçons, un cordonnier, des retraités avec leurs anecdotes franco-italiennes et jusqu’aux commerçants pakistanais venant d’Allemagne !
 Découverte de la ville de l’intérieur avec une logique menant aux populations actuelles et à l’architecture dont on voit l’évolution.

La balade aux Quatre Routes redonne bien de l’espoir dans une société où les gens doivent plus dialoguer. Un merci chaleureux au guide et aux habitants pour cette journée du patrimoine totalement à part !

La beauté de la vie

Moussa, passeur de cultures, expo Je mange donc Je suis

C’est une visite que j’ai effectué au Musée de l’Homme avec mes amis du centre Huda de Savigny, appréciée par tout le monde.
Certains, c’est leur première fois d’entrer dans un musée, d’autres ne savent même pas que le Tchad est un pays et que le chameau est un animal qui sert à plusieurs choses dans la vie d’un nomade ! Un peu surpris quand personne ne connait Lucy et Toumaï…

Vraiment une visite qui a familiarisée avec les champignons en Somalie, les dattes chez les Iraniens, les manières de table chez les Soninké ou les Daris. 
J’étais content ! C’est magnifique de faire une balade avec des gens différents car l’union de tous fait la beauté de la vie.

Une réalité des villes

Clara, étudiante Paris Descartes
Face aux réalités migratoires, le projet Migrantour, sans apporter toutes les solutions, apparaît néanmoins comme un acteur novateur de tourisme urbain européen, actif dans 15 villes du continent.
Son projet centré sur les passeurs de cultures, leurs parcours migratoires et la valorisation des quartiers dans lesquels ces derniers s’installent, tente, plus que de renforcer le lien social, de promouvoir un véritable dialogue interculturel. Dans cette optique, la rencontre peut alors s’entrevoir comme une forme de voyage ancré dans l’environnement du quotidien et pourtant ouvert sur le monde, un “voyage” de l’interculturel et de proximité où chacun est invité à vivre d’une façon nouvelle, la réalité des villes.