Passeurs de cultures

Se frayer un chemin dans un quartier, un monde, une époque ; c’est traverser le miroir personnel de son imaginaire.
Les “passeurs de cultures” viennent raconter leurs histoires dans un lieu emblématique, un faubourg populaire, un quartier ou un musée de la ville…

Je suis Tuan Anh

Je viens du Vietnam. Je suis né quand la guerre s’est terminé mais sa douleur reste vive dans chaque cœur du peuple vietnamien. Pour la nouvelle génération comme moi, on a toujours plein de questions sur le destin des Vietnamiens qui ont quitté le pays après 1975 : comment ils vivent à l’étranger sans rien connaitre la culture indigène ou comment peuvent ils s’intégrer à la société étrangère… J’aime bien mieux connaitre la réponse quand je pars en France pour faire mes études.
Depuis mon arrivé,”Chinatown” devient mon quartier préféré de Paris. Intéressé par les thèmes liées à l’histoire et à l’immigration, j’ai intégré la formation de passeur de cultures de Migrantour. Grâce à ce projet en collaboration avec le Musée de l’histoire de l’immigration, je peux maintenant répondre à mes questions. Aujourd’hui, je participe à la transmission en commentant la balade du quartier asiatique le plus connu de Paris – le 13e arrondissement.


Je suis Rajesh

Je suis arrivé en France en 2010 et je suis d’origine indienne. A mon arrivée en France, j’ai pris des cours de Français pendant 6 mois. Entre temps, j’ai visité Paris, ses musées, et les lieux touristiques de la ville.
Je suis originaire du Tamil Nadu, un état du sud de l’Inde; plus précisément de la ville de Pondichéry, une ancienne colonie française. Elle compte un peu plus de 6 500 français. La colonisation a eu un impact important sur la configuration de la ville, comme le témoigne l’architecture qui renvoie au style de villes françaises, ou encore les noms des rues. Beaucoup de personnes parlent encore un peu Français. Pondichéry est le lieu de la “French culture”, selon l’expression locale. C’est aussi une ville très calme, située en bord de mer.
Je souhaite maintenant partager la culture indienne avec les Français.


Jacob

Chemin d’art kanak au Musée du Quai Branly
Une balade comme une quête de sens, dans ce haut lieu des Arts Premiers. Redécouvrez les œuvres de la culture kanak à travers des récits de vie, des ressentis et des faits évoqués par un témoin de la Grande Île. Témoins du passé complexe des coutumes et rituels kanak, qu’en reste t-il aujourd’hui ?!
Des questionnements apparaissent : Que représente pour moi – Kanak de maintenant – ces objets de ma culture exposés dans un musée ?
Pourquoi et comment sont-ils devenus désuets, et ou objets d’exposition ? 
Pourquoi à t’on perdu de leurs usages et peut être aussi de leurs symboliques…
Que s’est il passé ?!


Houlaïmatu de Fontenay sous Bois

Journaliste de Guinée Conakry, je suis arrivée dans le Val de Marne à Choisy le Roi il y a trois ans.
A Fontenay, la ville est depuis longtemps le point de chute de nombreux exils ; hier en provenance d’Amérique Latine, aujourd’hui du Proche Orient ou d’Afrique Sub-saharienne… Suivons le fil des témoignages urbains et vivants de cette chronique communale où de nouvelles solidarités s’établissent.
Le propos ici est de révéler la richesse culturelle, sociale et économique des migrations dans les villes du Val de Marne en l’illustrant doublement : à travers des parcours urbains patrimoniaux et des parcours de vie personnels qui s’entrecroisent…


Brice du Bénin, j’habite à La Courneuve

Arrivé en France depuis peu, j’avais pour soucis d’en apprendre sur ce pays et plus spécifiquement sur la ville où je vis, tout en faisant des rencontres et en tissant des liens avec les habitants. C’est pourquoi j’ai intégré la formation de Passeur de cultures du programme Migrantour. Si, au premier abord, ce quartier particulier de La Courneuve ne m’a pas paru très accueillant, en m’y intéressant plus amplement, j’ai pu découvrir, à travers mes rencontres, à quel point il était chaleureux et débordait de solidarité. Aujourd’hui, j’ai pour désir de vous montrer l’évolution de ma pensée en vous faisant découvrir une facette de ce quartier que vous ignorez : par la narration de leurs histoires, leurs combats, leurs joies et leurs peines, les habitants des 4000 vous invitent à déambuler à travers l’espace et le temps dans ce quartier joyeusement à bras ouverts !


Anna de Genova

Je suis née à Genova de parents italiens. En retraite anticipée, après une carrière à Paris dans des Sociétés internationales, je participe au projet « Passeur de cultures ». Ce qui m’a permis de suivre des cours vraiment passionnants à l’Université, d’apprendre énormément sur les migrations, l’exil et sur les différentes communautés. Auparavant, je n’avais pas la possibilité de connaître ce monde que nous percevons si mal via les médias, qui détournent souvent la vérité. Nous essayons d’organiser une médiation qui puisse faire connaître aujourd’hui ce que représente le monde de l’exil et de ses acteurs.


Je m’appelle Brigitte de Vauréal

Originaire de la République Démocratique du Congo, j’habite dans le quartier Longues Terres à Vauréal près de Cergy.
Je suis passeuse de culture et aide médico-psychologique, j’accompagne les personnes en situation de handicap dans une association. J’ai suivi une formation de médiatrice culturelle avec les étudiants de l’Université Cergy Pontoise, en vue de participer à la construction de la balade “Vauréal Ville conviviale”.
C’est important pour les jeunes de connaître l’histoire de l’environnement dans lequel ils vivent ; ça fait naître l’amour et la passion pour leur espace de vie.


Yasser à La Chapelle

“Nog kosa  koy di, ama masaraa kimayi, Yasser aboryi Soudanai menlo aaryi. kendi kana masrak mbo, gilanko koy uijim kari. amen na go. Kirima di tukan oijm midiran”.

Je suis de culture Massalit, une langue pratiquée par 243 000 locuteurs au Darfour à l’ouest du Soudan. Je suis né en 1992 dans le petit village de Makada à l’Ouest de la ville de El-Geneina. A l’époque on cultivait les arachides, on avait des moutons. En 2003 la guerre a commencé. On a été attaqué par les milices arabes des « Janjaweed ». Ce n’était pas une armée régulière mais elle obéissait aux ordres du Président Bachir. Quand je suis arrivé à Paris, après un long et difficile voyage, c’était à La Chapelle !

Quant à moi, je m’appelle Leila, je suis Iranienne

J’ai rejoins le groupe thématique sur la Mode à La Goutte d’Or dans le cadre de la formation Migrantour.
Le projet avec le Musée de l’Histoire de l’Immigration m’a permis de voir autrement la mode et la création. Je faisais partie des personnes qui avaient une vision ingrate de ce quartier parisien mais depuis que je le fréquente pour y effectuer des enquêtes et recherches, ce quartier m’a permis de découvrir une grande diversité culturelle.


Je m’appelle Christopher, et je viens du Congo

Récemment diplômé d’un Master en direction de projets culturels, je suis très attaché à mes racines congolaise et d’une manière plus globale à mes origines africaines.

Le projet Passeur de Cultures m’a séduit parce que je me reconnais à travers cette histoire et à travers l’histoire de tous les Passeurs de Cultures.

Cette volonté de franchir les barrières de la différence, d’en apprendre sur les autres tout en se laissant découvrir. Raconter mon histoire, revendiquer mon africanité.


Mon nom est Tamara

Je suis Croate née à Zagreb, j’habite à Paris depuis plusieurs années maintenant, ce que subjectivement me semble être beaucoup moins.
Il semblerait que le rythme de Paris (ville plus grande et dense que Zagreb) puis la multitude des expériences offertes quotidiennement recommandent des pas accélérés. Toujours autant amoureuse de Paris, de la culture française et francophone, si je pouvais je serais habitante de Paris et de ma ville natale (ou une autre…)
Paris est comme une femme fatale, magnifique mais difficile a approcher. Mon amour ne diminue pas, devient juste plus nuancé et consciente que cette ville peut être aussi sans pitié. Sans doutes, je considère la France comme mon deuxième pays avec lequel je noue des liens indirectement depuis mon enfance, en le fréquentant d’abord comme étudiante puis en vivant ici depuis des années.


Nouzha de Cergy

Je suis d’origine marocaine, habitante de ce quartier depuis 2014. Autrefois, j’habitais la ville de Soisy sous Montmorency dans le Val d’Oise où j’ai vécu avec mon fils et mon mari. Le thème de la balade est autour de la notion d’entreprendre.
A cette idée on associe parfois une nouvelle vie, un nouveau départ : entreprendre un projet familial et au sens strict un projet professionnel ou commercial mais on peut aussi attribuer aux acteurs sociaux cette notion d’entreprise, tant leurs capacités à mobiliser les habitants et s’adapter au terrain requièrent une énergie de tous les instants. J’ai aussi entrepris un nouveau départ il y a 22 ans.


Siby du Petit Mali

Je suis membre de l’association des Jeunes originaires de Marena Diombougou en France, partenaire historique de Bastina à Château Rouge.
Je suis étudiant chercheur travaillant sur les questions de développement des territoires locaux. La formation Migrantour m’a permis de connaître davantage l’histoire de l’immigration en métropole, elle appréhende aussi les formes d’injustice sur les migrants en valorisant les ressources patrimoniales, en repérant les divers sites sur le territoire francilien, en créant communication et échanges entre passeurs de cultures. Pour moi, cette formation est une clef de voûte afin de pouvoir mieux canaliser les différents parcours historiques des migrants en tant que patrimoine vivant pour l’humanité.
En dehors de toute volonté d’instrumentalisation, elle est déterminante pour briser la timidité des passeurs de cultures eux-mêmes et enfin, combattre les clichés néfastes à l’encontre des migrants.


Madina de Saint Denis


Ahmedou de Goncourt


Moussa au Musée de l’Homme


Ameth et la Fashion Mix


Modestine du Congo


Asif et Je mange donc Je suis


 

 

 

 

 

 

 

Terrain à Cergy Saint Christophe